06.06.2009
Reprise d'activité
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17.03.2009
PAUSE
crédit CNRS et Ville de Dijon
Je présente mes excuses à ceux qui ont la gentillesse de venir régulièrement sur ce blog.
Non seulement je n'ai pas tenu mes engagements de faire un billet journalier sur l'Union Européenne jusqu'aux élections du 7 juin 2009, parce que le coeur n'y est pas, mais je vais faire une pause.
Comme l'amour, tenir un blog exige l'envie, que l'on perd lorsque l'on se sent si impuissant que dire paraît stérile, faute de pouvoir faire.
Lorsque le maire de Neuilly-sur-Seine m'a mise en rapport il y a 34 ans avec un gamin dénommé Nicolas Sarkozy, ma vie s'était arrêtée 16 mois plus tôt et je montais à cheval tous les jours, je prenais l'avion pour le boût du monde comme d'autres le métro, je rêvais d'une France parfaite, pour noyer mon chagrin d'avoir perdu l'homme que j'aimais dans un accident de la route. Le protégé d'Achille Peretti et moi avons mis peu de temps à faire ensemble le pari qu'il serait le premier fils d'immigré hongrois à accéder à l'Elysée et l'ambition de changer notre pays et le monde est devenue pour moi au fil du temps bien plus qu'un dérivatif. Sans m'en rendre compte, je me suis laissée enfermer dans une vie parallèle à la vraie vie, comme tous ceux qui s'investissent beaucoup en politique, qu'ils aient un mandat électif ou non.
Maintenant que mon coéquipier occupe la fonction visée, le doute se fait de plus en plus prégnant en moi, à cause de sa façon de tirer parti de la situation, sur laquelle Philippe BILGER a, à son habitude, trouvé les mots pour dire la réprobation inévitable, et de la politique qu'il mène, qui nous éloigne de plus en plus de l'Union Européenne dont nous rêvions il y a 34 ans.
Tout à coup, je n'ai plus envie de me battre sans les moyens d'infléchir un plan de marche que je réprouve.
A quoi bon sacrifier tant de temps personnel, au lieu de vivre, tout simplement, des aventures exaltantes ou des joies simples avec l'homme qui m'a tirée de l'incapacité sentimentale dans laquelle la politique m'avait enfermée ?
Comme l'on ne peut être heureux sans répandre quelques gouttes de son bonheur sur les autres, je vais opter pour l'instant pour cette forme-là d'amélioration de la vie d'autrui.
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17.02.2009
ne pas céder à la morosité ambiante
Crédit photo Le Figaro
France 2 diffusait hier soir un Complément d'enquête sur les patrons. Je me suis sentie concernée parce que je suis un tout petit patron, affligé de l'handicap supplémentaire d'être un sous-traitant. Mes donneurs d'ordre sont en panne et moi avec eux. Cependant, j'ai l'énorme chance de m'être frottée à beaucoup d'autres cultures, notamment celle des Etats-Unis, comme Christine Lagarde, dont je partage l'opinion sur le meilleur moyen de surmonter la crise : être imperméable à la logorrhée pessimiste des médias, relever ses manches et s'adapter.
En appliquant cette recette, simplement parce que j'ai été enthousiaste, malgré la nécessité de faire un gros effort pour être moins disante, j'ai conclu aujourd'hui, malgré mes 60 ans et le taux de chômage parisien, un petit marché qui va couvrir mes frais fixes durablement.
Je crois que si chacun fait le même pari sur l'avenir, sans se laisser détourner de l'objectif de sortir de l'ornière dans le moins mauvais état possible le plus vite possible, notre économie va se remettre en marche plus facilement et chacun y trouvera son compte, y compris cet inspecteur des impôts (ou ce magistrat) qui ne pense pas à soutenir le tout petit patron qu'il a au téléphone ou devant lui parce que lui-même se ressent comme "un tout petit fonctionnaire" devant un trou d'air économique qui ne le menace pas vraiment mais en face duquel il se sent impuissant, alors qu'il peut concourrir à le rendre moins délicat à franchir en positivant lui aussi à son niveau.
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