17.02.2009

ne pas céder à la morosité ambiante

La nature qui, si souvent ces derniers temps, se rappelle aux hommes par ses colères en lui infligeant de terribles blessures, leur offre aussi d’émouvantes correspondances. A l’image de ce cœur creusé dans le moraine d’un glacier qui s’est retiré. Cette troublante photo, qui n’a fait l’objet d’aucune retouche, a été prise au Spitzberg, vaste territoire placé sous souveraineté norvégienne, situé à environ 78° de latitude nord, à 1000 kilomètres au sud du pôle Nord. Tout un symbole de douceur et d’avenir dans un archipel où les scientifiques viennent d’installer une immense «arche de Noé» conservant les échantillons de l’ensemble des graines vivrières de la planète.  

Crédit photo Le Figaro

 

France 2 diffusait hier soir un Complément d'enquête sur les patrons. Je me suis sentie concernée parce que je suis un tout petit patron, affligé de l'handicap supplémentaire d'être un sous-traitant. Mes donneurs d'ordre sont en panne et moi avec eux. Cependant, j'ai l'énorme chance de m'être frottée à beaucoup d'autres cultures, notamment celle des Etats-Unis, comme Christine Lagarde, dont je partage l'opinion sur le meilleur moyen de surmonter la crise : être imperméable à la logorrhée pessimiste des médias, relever ses manches et s'adapter.

En appliquant cette recette, simplement parce que j'ai été enthousiaste, malgré la nécessité de faire un gros effort pour être moins disante, j'ai conclu aujourd'hui, malgré mes 60 ans et le taux de chômage parisien, un petit marché qui va couvrir mes frais fixes durablement.

Je crois que si chacun fait le même pari sur l'avenir, sans se laisser détourner de l'objectif de sortir de l'ornière dans le moins mauvais état possible le plus vite possible, notre économie va se remettre en marche plus facilement et chacun y trouvera son compte, y compris cet inspecteur des impôts (ou ce magistrat) qui ne pense pas à soutenir le tout petit patron qu'il a au téléphone ou devant lui parce que lui-même se ressent comme "un tout petit fonctionnaire" devant un trou d'air économique qui ne le menace pas vraiment mais en face duquel il se sent impuissant, alors qu'il peut concourrir à le rendre moins délicat à franchir en positivant lui aussi à son niveau.

15.02.2009

Yvan COLONNA

Les rebondissements du procès de l'assassin présumé du Préfet Claude Erignac invitent à l'extrême vigilance sur les garanties, en matière d'accès au dossier par un avocat dès le début de la mise en cause de quelqu'un, qui doivent accompagner le transfert au procureur de la République, hiérarchiquement soumis au gouvernement, c'est à dire à la classe politique dominante du moment, des enquêtes menées par un juge d'instruction, auquel un collège de juges d'instruction devait se substituer avant que Nicolas Sarkozy change d'avis.

En effet, non seulement Yvan Colonna n'aurait pas eu recours à une mise entre parenthèse après avoir été présenté par le journal Le Monde comme le coupable idéal si un avocat avait pu avoir accès au dossier en son nom dès sa mise en cause par des personnes qui ont reconnu leur culpabilité depuis, arrêtées après 15 mois d'une enquête durant laquelle seuls les avocats de mis en examen ou de témoins assistés pouvaient avoir accès au dossier, mais les informations transmises officieusement par le "témoin surprise" de la procédure d'appel pendante à Paris devant une Cour d'Assises spéciale à certaines personnes, qu'il a considérées comme de bons intermédiaires potentiels, seraient sorties de la clandestinité beaucoup plus tôt si les 2 personnes qu'il met en cause avaient pu bénéficier d'un avocat ayant accès au dossier dès le début.  

De même, face au projet de formation commune des avocats, des procureurs et des juges du siège, il va falloir faire très attention à la connivence qui s'instaure instinctivement lorsque l'on a reçu la même formation dans une école où l'on a peut être été, en plus, binômes ou amants ...

Or, les avocats de Madame Erignac et de ses enfants les ont déjà trop encrés dans une certitude de culpabilité d'Yvan Colonna parce que le problème technique de taille de l'assassin par rapport à celle de la victime n'a pas été traité avec assez de circonspection et que les témoignages, notamment sur la présence d'une voiture blanche, n'ont pas été exploités avec assez d'efficacité.

Qu'en sera-t-il des droits de la défense et des droits de l'Homme lorsque la "grande profession unifiée du droit" que l'on nous annonce sera constituée de personnes formatées à l'identique ? A mon sens, la même chose que ce qui se passe avec les énarques.

Enfin, une commission d'enquête parlementaire est nécessaire car, s'il est avéré que Nicolas Sarkozy a été informé, à tout le moins par Yves Bot, qui n'aurait pas gardé une telle information pour lui, qu'une enquête sur 2 personnes supplémentaires pouvait innocenter Yvan Colonna, il est indigne d'être Président de la République.

10.02.2009

OUTRANCE

 

 

En tant que nordiste, je ne peux qu'être choquée par les rumeurs que certains magistrats font courir, selon lesquelles il serait fréquent dans le Nord et le Pas-de-Calais de violer des enfants dont on aurait fait des enjeux après avoir trop bu.

 

Quelle tête ferait un haut magistrat originaire du Maine-et-Loire si l'on généralisait de cette manière la véritable affaire de pédophilie à grande échelle récemment jugée à Angers ?

 

Que dira-t-on bientôt des francs-comtois ou des lyonnais sous prétexte qu'un juge passe devant le CSM après avoir siégé dans le ressort des cours d'appel de Besançon ou Lyon ?

 

De quelle région est ce Monsieur LESIGNE, qui étale ses préjugés sans vergogne, aggravant encore le mépris que les Français ont pour les juges judiciaires ?

 

D'où viennent ceux de ses collègues qui se prennent pour des phénix parce qu'ils ont réussi un concours littéraire ?

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